Question du projet de fin d’études

Comment colorer l’histoire en relevant les absurdités médiatiques auxquelles nous faisons face au quotidien?

À propos

Fraîchement diplômée en design d’intérieur, je cherchais une façon d’approfondir mes connaissances dans le milieu du design, pour ainsi passer de l’intérieur à l’extérieur, du permanent au ponctuel. Aussi marquée d’un grand intérêt pour la scénographie, je me suis orientée vers le programme de design d’événements à l’UQAM. Malgré ma nature plutôt réservée, le DESS m’aura permis de découvrir et d’apprécier de nouveaux lieux et de nouveaux événements à Montréal.

Mémoire Placebo

L’histoire se forge à partir d’une accumulation, d’une succession d’événements. La mémoire de chacun fluctue en fonction de l’importance qu’il accorde à chaque instant. Bien souvent, l’histoire se voit biaisée par l’importance accordée aux médias, alors qu’on se fait bombarder de diverses nouvelles, parfois futiles. Il se peut alors que certains faits viennent transformer et changer la trajectoire de nos mémoires personnelles et collectives. Mettre en valeur ces faits insignifiants de notre actualité sous forme de mémoriaux, c’est aussi faire réaliser aux gens que ce qui occupe le plus de place dans notre actualité́ n’est pas nécessairement ce qu’il y a de plus important. L’absurdité́ du discours social et l’ampleur médiatique de certains événements sont alors révélées sur un ton humoristique. Sacraliser ces événements, sous forme de mémorial ou d’installation publique, rend la chose encore plus loufoque. Nous avons donc réalisé trois mémoriaux, qui ont été placés dans l’espace public et qui ont su générer toute sorte de réactions.

en collaboration avec Maude Landry

Humanoscope

Comment générer du mouvement sur une paroi statique? Humanoscope anime la paroi Judith-Jasmin par un effet de moiré monumental, réalisé avec des sangles de tissu tendues au toit depuis le sol. Leur superposition vient complexifier l’effet d’optique, activé par le piéton qui déambule et qui agit comme observateur.

en collaboration avec Marie-Pier Bourdages et Megane Guillard

Submersion

Submersion est une scénographie qui illustre la tension entre le calme extérieur et l’agitation intérieure d’une femme, personnage du livre Prendre le nord. Cette pièce présente le paradoxe ressenti entre l’immensité́ du paysage immaculé́ et la cabane réduite à la proportion du corps. Le décor agit sur le corps.

en collaboration avec Estelle Tang et Karin Vouillamoz