Question du projet de fin d’études

L’architecture de Laszlo Mester de Parajd en République du Niger de 1977 à 1985.

À propos

Habou Issia, Architecte et Architecte paysagiste agréé, membre de l'Ordre des Architectes du Niger (OAN) et de l' Association des Architectes Paysagistes du Québec (AAPQ). Titulaire de baccalauréat et maîtrise en architecture du Nigeria, maîtrise d'ingénieur en Architecture de paysage de l'Allemagne. Expérience professionnelle acquise en Afrique, Chine, Allemagne et au Canada.

Architecture moderne en Afrique subsaharienne de 1960 à 1985

Camper dans le temps du développement de l’architecture dans les pays de l’Afrique subsaharienne (Benin, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal), quelles sont les conditions de ce développement propagandistes autant les maîtres d’ouvrages que les Architectes modernes?

D’après les résultats de mon étude portant sur l’architecture moderne dans quelques pays de l’Afrique subsaharienne de 1960 à 1985, le développement de cette architecture moderne s’est beaucoup accentué dans les pays qui ont connu une stabilité politique prolongée telle que la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Niger contrairement aux autres pays comme le Bénin et le Burkina Faso où seulement un projet architectural dit moderne a été construit par pays. En effet, les présidents et chefs d’État (maîtres d’ouvrages) souhaitent établir une certaine image de leur pays «indépendant» à travers des bâtiments indispensables pour accompagner le développement dans les secteurs prioritaires de l’éducation, la santé, le commerce, le sport et l’habitat. Les maîtres d’ouvrages portaient leur choix en général sur l’architecture moderne qui tranche avec l’architecture de l’époque coloniale et même de l’architecture traditionnelle. Si dans les années 1960, les architectes français, comme Henri Chomette et Monsieur Ducharme, sont privilégiés aux architectes locaux pour mettre en place cette vision politique, un retour de pendule s’opère à partir des années 1970 avec les figures de N’Gom et Goudiaby. Finalement vers la fin des années 1970 et jusque dans les années 1980, des architectes étrangers coopérants ou naturalisés tels que Laszlo Mester De Paradj (au Niger) et Pierre Foukhoury (en cote d’ivoire) prennent la relève.