Question du projet de fin d’études

Le mou a-t-il sa place dans l’espace public urbain?

À propos

Bachelière en architecture paysage et aujourd’hui finissante au DESS en design d’évènement, j’ai construit, à travers mes études, des aptitudes complémentaires qui me qualifie aujourd’hui en tant que designer. Dotée de nombreux intérêts s’étalant du phénomène de transition écologique jusqu’au design appliqué, je structure mes réflexions en relation constante avec l’environnement et entretiens une fascination pour sa complexité. Intrigué par le domaine des sciences, j’ai dernièrement réalisé un échange étudiant m’ayant permis d’étudier le temps d’un semestre dans une école d’agronomie en Belgique, ce qui n’a fait qu’ajouter à mon désir de comprendre le monde de notre vivant en plus de me permettre de construire un nouveau regard vis-à-vis de mon rapport au métabolisme urbain. Ces connaissances diversifiées me permettent, à ce jour, de tisser des liens entre différents domaines dans une approche créative et ouverte, en constante évolution. Curieuse et à soif de comprendre ce qui m’entoure, je me questionne constamment sur la forme des choses, et sur la place du design dans nos la ville. Intéressée par le caractère mouvant des espaces de vie et leurs évolutions à travers le temps, je tente de trouver un accord entre l’éphémère et le durable qui saurait s’ancrer ou s’adapter à une réalité toujours changeante tel que celle de Montréal.

Molla-am-æ

Ce projet prend la forme de nouvelles assises publiques qui vont à l’encontre des conventions actuelles de l’urbanisme : des objets mobiles, malléables, modulables, colorés, variables, instables... Or, quand le mou se confronte au dur, il se produit une rencontre complémentaire, bien que paradoxale. Ce contraste est vecteur de surprise pour les habitants de la ville, et induit des réactions variées, il ne peut laisser de marbre. Il s’avère que le moelleux engendre un contact forcément plus personnel, ludique, mais aussi rassurant, car rappelle le cadre intérieur, de la vie privée, du chez-soi.

Les Molla-am-æ, sont une espèce d’assise malléable présentant trois déclinaisons, qui s’incarnent à travers trois tailles, trois contenus et trois fonctions qui répondent à trois typologies de lieux urbains. Ce projet prend donc l’orientation d’un inventaire et d’un «urbanisme tactique» où la ville devient un laboratoire dont on expérimente l’aménagement.

Mur brun

Comment stimuler la halte et l’interaction dans un espace de passage(Berri-UQAM)? En métamorphosant l’épaisse enveloppe de brique brune du bâtiment Judith-Jasmin en une nouvelle couche poreuse et parlante échangeant avec l’extérieur, et ce, grâce à des enceintes acoustiques qui communiquent les savoirs de l’université à l’échelle de la rue.