Greffe explore le phénomène de l’itinérance à partir du terrain, en s’ancrant dans les stratégies d’appropriation, de survie et d’autonomie déjà existantes. Dans un territoire dense et contrasté comme le Quartier latin, le projet cherche à révéler les potentiels de cohabitation.
Adoptant une posture complice, il propose une architecture légère qui se greffe aux infrastructures existantes : les bouches de sortie d’air. Dans les interstices du quartier, le projet se matérialise par des unités gonflables modulaires, conçues en membranes souples et facilement accessibles. L’implantation privilégie une proximité avec des lieux d’accompagnement (organismes communautaires, services de jour), afin d’inscrire ces dispositifs dans un plus grand réseau d’entraide.
Au-delà de l’objet, Greffe propose de considérer le Quartier-Latin comme un milieu poreux, capable d’accueillir des formes d’hospitalité, en valorisant les dynamiques latentes.

