Sébastien
Bergeron

À propos

Curieux, déterminé et aventurier, j’aime résoudre des problèmes ou opportunités, par des solutions innovantes qui ont le potentiel de changer la façon d’habiter le monde et d’y vivre. Soucieux de toutes les échelles, ma pensée effervescente s'oriente plutôt vers l'environnement architectural où le respect de la nature, la modulation de la lumière, la définition de l'espace public et les poussées technologiques ne sont que quelques-uns de mes intérêts traités. L’architecture est génératrice d’expériences, subtile ou non, et c’est par une approche à la fois poétique et scientifique que j’oriente mon travail pour offrir des résultats autant sensibles qu’inusités.

Ruban

Pour éviter de toucher à la rivière et pour s’élever vers la lumière, le bâtiment s’accroche au haut de la falaise, comme un petit bijou inaccessible. L’entrée se fait par le haut de l’île via un corridor descendant qui appelle à lentement pénétrer la roche. Plus on avance, plus on s’enfonce dans le site, du public à l’intime par le biais d’une circulation fluide. À l’inverse, le sentier d’accès bifurque près de l’entrée pour longer la falaise et s’élever sur le toit végétal jusqu’à un belvédère semi-couvert qui offre une vue imprenable sur le domaine.

Une peau de verre nait dans l’intimité de la crevasse, danse avec la roche avant de s’élancer vers le ciel. Elle apparaît comme un ruban léger qui émane des méandres de la falaise imposante où s’introduisent alors des jeux entre le léger et le massif, la grotte et le porte-à-faux.

Naufrage

Les sirènes, mystérieuses créatures, perchées sur un rocher en pleine mer brouillardeuse attirent les marins désespérés à venir les rencontrer en les envoutant par leur chant céleste qui traduit un rêve éphémère et une fin tragique imminente pour ceux qui osent suivre leur enchantement dans l’espoir de contempler leur beauté.

Ce projet illustre la rencontre entre la masculinité, robustesse et dureté de la vie marine aride, des tempêtes et de l’aventure, à la souplesse des courbes féminines, enchanteresses, porteuses de tentations sensuelles par une mélodie divine. Cette ligne directrice a mené le concept vers son aboutissement, soit un naufrage de bateau, qui s’est aggloméré autour du champ de la sirène.

Rose

Cette halte de randonnée pédestre se dresse comme un petit sanctuaire dédié à l’eau. Tel une rose, le bâtiment est munie de pétales qui collectent l’eau en suspend dans l’air et brille ensuite avec les rayons du soleil. L’eau amassée sur les collecteurs d’humidité entre ensuite en mouvement de spirale descendant, où des petites cascades se manifestent, exposant ainsi la forme de l’eau en plus de révéler le temps qui passe. Cette manifestation du temps
s’écoule et se poursuit dans une rivière, une gouttière au bas du bâtiment, qui alimente un lac sous ce dernier. Ce lac est dans un bunker, à l’abri, tout comme un lac dans une grotte, révélant l’importance de ce fluide. Elle y est ensuite traitée pour la consommation.